jeudi 9 octobre 2008

Encore quelques photos de l'action antifasciste à Gand


Mardi soir, un meeting du Vlaams Belang à l'université de Gand a été bloqué par environ 300 étudiants. Dewinter et ses troupes sont passés à la charge, mais à leur attaque a buté sur la détermination des étudiants. Dans une carte blanche à la Gazet van Antwerpen, Dewinter affirme aujourd'hui : "À aucun moment je ne suis allé sur quelqu'un avec les poings." Nous savons autre chose... Plus tôt, Dewinter avait déclaré dans le cadre de l'action à Gand qu'il ne tend pas l'autre joue quand il reçoit un coup... Nous publions encore quelques photos et un lien vers le reportage de la télévision locale (en néérlandais, évidemment).



Dernières photos...

mercredi 8 octobre 2008

Dewinter attaque les antifascistes. Le Vlaams Belang bloqué à l'université de Gand



















Hier soir, le NSV (club d'étudiants du Vlaams Belang) voulait organiser, avec l'autorisation du recteur, un meeting à l'université de Gand où devait parler Filip Dewinter. Les Étudiants de Gauche Actifs (EGA-ALS) avaient appelé à une contre-action non-violente. Avec environ 300 jeunes, l'auditoire a été fermé à la grande déception de l'extrême-droite. Dewinter & Co sont passés physiquement à l'attaque contre les étudiants, mais leur charge a été vaine. Les membres du NSV qui étaient assis dans l'auditoire ont dû être évacués par la police. C'est une victoire pour les antifascistes ! Le Vlaams Belang a dû partir et a de suite répandu, notamment par les médias, la rumeur selon laquelle les étudiants de gauche avaient empêché le meeting avec violence. C'est pourtant le VB qui a chargé les étudiants. Dewinter lui-même a activement participé à l'attaque. Voici quelques photos.

Reportage photo de l'action

dimanche 5 octobre 2008

Résistance Internationale contre le racisme et le capitalisme

Une soixantaine de proches du MAS-LSP se sont réunis hier après-midi dans le quartier populaire de Molenbeek afin de manifester haut et fort leur attachement aux valeurs de solidarité et d'antiracisme. Leur but était clairement celui de rentrer en contact avec des couches de populations immigrées bien souvent stigmatisées tant par l’extrême-droite que par les partis traditionnels.


Giuliano, MAS-Bruxelles


A l’occasion du lancement de sa campagne électorale, le Front National de Belgique avait en effet décidé d’organiser un meeting à Molenbeek qui avait comme thème : , "Molenbeek : paradis ou enfer multiculturel". Grâce à la mobilisation qui avait été lancée voilà presque un mois par les camarades du Mouvement pour une Alternative Socialiste , le parti d’extrême-droite avait décidé d’annuler son meeting . Cette incontestable victoire obtenue sur le parti le plus réactionnaire et patronal qui soit n’aurait certainement pas été possible si l’ampleur de la mobilisation avait été moindre.

Une bonne délégation de notre organisation a défilé avec un cortège combatif dans les rues du quartier. Aux cris de "1ère, 2e, 3e générations, nous sommes tous des enfants d’immigrés", le cortège a été accueilli chaleureusement par les résidents.


Nonobstant la présence d’un important dispositif policier, nonobstant la difficulté liée à l’intervention dans un quartier où toute organisation est regardée avec déférence, plus de septante journaux ont été vendus pendant le parcours de la manifestation et plusieurs personnes nous ont demandé plus d’informations afin de mieux connaître notre parti et notre campagne antifasciste. La journée d’action a été conclue par un meeting tenu dans un café de Molenbeek, le meeting a permis de dresser un bilan de cette intervention et a aussi été l’occasion d’échanger l’expérience avec certains camardes qui sont parvenus à construire de véritables mouvement antifascistes de l’autre côté de la frontière linguistique.

Le Front National n'est pas le bienvenu à Molenbeek: Reportages-photo

Une soixantaine de personnes ont participé à la manifestation qui a commémoré aujourd'hui l'annulation du meeting que le Front National avait initialement prévu d'organiser à Molenbeek. Notre cortège a été très bien accueilli dans les rues, nous avons ainsi vendu 71 exemplaires de notre mensuel, l'Alternative Socialiste. C'est surtout notre façon de lier les problématiques telles que le pouvoir d'achat à la lutte antiraciste, afin de lutter contre les causes du soutien que peut recevoir l'extrême-droite, qui a bénéficier d'un grand intérêt. La lutte contre l'extrême-droite continue bien entendu, participez vous aussi à nos campagnes!

Reportage photo 1 - Reportage photo 2



mercredi 1 octobre 2008

Pas de bombardement en notre nom en Afghanistan !La Belgique hors de l’OTAN !


Notre ministre de la défense, Pieter De Crem, le nouveau caniche de Bush, est un fervent partisan de L’ OTAN (l’alliance militaire entre les USA et l’Europe). Avec le gouvernement, il vient d’envoyer en Afghanistan des avions de combats F16 accompagnés d’une centaine d’hommes sous le commandement de l’OTAN. Ils opéreront dans la région à haut risque de Kandahar et pourront participer à des opérations de bombardements.



Deux jours avant leur départ, le bombardement d’un village afghan aurait fait 90 victimes civiles. De tel drames créent de nouveaux terroristes et permettent aux forces réactionnaires comme les Talibans de se renforcer. La situation a empiré pour les troupes d’occupation avec la recrudescence des attentats et des attaques menées par les Talibans (les anciens alliés des USA que ceux-ci ont armés contre l’URSS) et par l’afflux de combattants étrangers à leurs côtés. Les renforts de troupes ne sauveront pas les meubles. Mais au contraire, ils augmenteront le nombre de victimes. Le risque est réel de voir les premiers cercueils rentrer au pays.

La guerre n’a pas apporté les avancées promises. La misère, les pénuries, l’absence d’emplois font partie du lot quotidien de l’immense majorité de la population afghane. La corruption s’amplifie et les champs de pavots fleurissent. La sharia est toujours d’application et la situation des femmes ne s’est pas sensiblement améliorée.

L’intervention belge coûtera 5,2 millions d’euros cette année. Des moyens qui ne seront pas attribués à l’enseignement ou au renforcement du pouvoir d’achat. Cette guerre n’est pas dans l’intérêt de la population afghane, mais pas non plus dans celles des travailleurs occidentaux et de leurs familles.


Les horreurs afghane ou irakienne ne sont pas des scénarios isolés. La guerre entre la Russie et la Géorgie (pion des USA) pour le contrôle de la région le montre. La crise du capitalisme va encore accroître les conflits entre les différentes puissances impérialistes. Un monde avec de plus en plus de guerres nous attend. Débarrassons-nous du capitalisme pour mettre un terme aux guerres et à l’exploitation.

Lutter contre le sexisme est nécessaire !


Malgré la lutte pour l’émancipation des femmes livrée par les générations précédentes, lutter contre le sexisme est toujours nécessaire. Des pas en avant ont été faits pour plus de liberté et d’égalité, mais ces acquis ont systématiquement été démolis.



pas seulement les pays du tiers monde. Une discrimination des femmes en Europe est toujours visible. En Belgique, les salaires des femmes sont en moyenne 26% inférieurs à ceux des hommes ! Ce qui permet d’exercer une pression à la baisse sur les salaires et les allocations de l’ensemble de la classe ouvrière. Les femmes sont toujours confrontées à une double tâche journalière (à côté de leur travail, elles prennent sur elles l’essentiel des tâches ménagères et s’occupent des enfants). Les femmes sont les premières victimes des attaques sur les acquis sociaux. La différence de salaire entre l’homme et la femme créée une dépendance financière du partenaire. Il est fréquent que des femmes soit obligées de rester chez leur conjoint contre leur volonté pour pouvoir s’en sortir. Les femmes isolées avec des enfants ont plus de risque de tomber dans la pauvreté.

Cette position économique et sociale fragile mène à plus de violence conjugale (la première cause de mortalité précoce chez les femmes en Europe !), à plus tracasseries, d’harcèlements,… Une femme sur sept en Belgique est victime de graves violences au sein de sa famille. Cette violence est une conséquence de l’image contemporaine de la femme dans la société. Dans les publicités, dans les clips de musique, dans ce qui est lucratif, les filles sont projetées comme des objets de désir sans besoins propres. C’est le capitalisme qui est un système basée sur la course aux profits, qui engendre cela.

dimanche 28 septembre 2008

Action contre le FN le 4 octobre

Suite à l’annulation du meeting du FN le 4 octobre, un premier article était paru sur notre site annonçant que la manifestation organisée par Résistance Internationale à Molenbeek n’aurait pas lieu. Il s’agit d’une erreur pour laquelle nous tenons à présenter nos excuses à l’ensemble de nos lecteurs. Ce malentendu fait suite à la discussion que nous avons dû mener en précipitation sur la réaction à adopter face à cette nouvelle.

Nous voulons effectivement maintenir notre manifestation ce 4 octobre, même s’il est probable que l’annulation du meeting du FN aura pour effet que la mobilisation antifasciste sera moins importante que prévu. Car pour nous, le message anti-raciste et le combat contre l’extrême-droite en général ne se limite pas à ce meeting du FN à Molenbeek. Nous voulons non seulement démontrer dans la pratique que le FN ne sera jamais le bienvenu dans nos quartiers, mais aussi engager la discussion avec tous les antifascistes présents sur la nécessité de continuer la lutte et d’être actif au travers de nos campagnes.


S’il est clair que l’annulation du meeting du FN est une victoire pour tous les antifascistes, et démontre que ce parti ne dispose d’aucun soutien actif dans les quartiers de Molenbeek, le combat contre l’extrême-droite ne s’arrête pas pour autant ! Pour le FN, ce n’est que partie remise. En témoigne la volonté de la direction du FN d’être quand même présente « quelque part à Molenbeek » (dixit Patrick Sessler) en présence de leurs médias le 4 octobre, ainsi que leur volonté d’entamer une tournée de meetings électoraux dont Molenbeek n’était que la première étape. Ce que les fascistes n’ont pas été capables de réaliser à Molenbeek, ils essaieront de le réitérer dans d’autres communes telles que Saint-Josse, Anderlecht, Schaerbeek, Saint-Gilles,… Ce qui illustre que la mobilisation contre ce parti reste plus que jamais nécessaire.


4 octobre: 13 heures à l'arrêt de métro Étangs Noirs à Molenbeek. Manifestation contre le FN



Après cela: à 15 heures, meeting au salon de thé "Le Royal", parvis saint Jean-Baptiste, métro Comte de Flandre: "Quelle alternative politique contre l'extrême-droite?"

vendredi 26 septembre 2008

Le meeting du Front National annulé

Le Front National n’est pas la bienvenue à Molenbeek



Le Front National a annulé son meeting du 4 octobre à Molenbeek. Par conséquent, l’action de protestation que nous avions prévue ne prendra pas place. Le FN déclare que son meeting a été annulé parce qu’il n’a pas trouvé de salle et en raison de l'action de protestation. C'est naturellement un peu exagéré, la raison déterminante est évidemment qu’il n’y a pas de soutien à Molenbeek pour la haine raciste du FN.


Il y a quelques temps, le Front National avait annoncé l’organisation d’un meeting pour lancer la campagne préélectorale du FN rénové. Le petit parti d’extrême-droite s'est récemment défait de son ancien président-à-vie, Daniel Féret, condamné pour utilisation des moyens du parti à des fins personnelles : il s’est ainsi bâti une villa dans le sud de la France.


Le FN, sous la direction de Delacroix et de Sessler, a rompu avec Féret et a essayé de lancer une nouvelle dynamique. C’est dans ce cadre que devait se placer le meeting électoral du 4 octobre. Nous avions décidé d’appeler à une contremanifestation afin d'éviter que l’extrême-droite ne puisse s’organiser du côté francophone. Tenir un meeting raciste à Molenbeek était bien entendu une provocation. En outre, le FN considère les immigrés comme les responsables des nombreux problèmes rencontrés dans cette commune bruxelloise pauvre. Le thème du meeting était: « Molenbeek : paradis ou enfer multiculturel ? »


L'endroit où devait originellement se tenir le meeting était connu depuis quelque temps et Le Soir l’avait publié dans ses pages. Il devait se dérouler dans un café de supporters du FC Brussels, à condition que le bourgmestre de Molenbeek, Philippe Moureaux, n'interdise pas le meeting. Le tenancier du café s'est ensuite retiré en affirmant que la salle avait déjà été louée pour une fête de mariage.


Selon le FN, un autre facteur a joué un rôle : "les communistes du MAS (Mouvement pour une Alternative Socialiste) ont appelé à manifester contre le droit du FN à s’exprimer publiquement dans la commune symbolique de Molenbeek." Le FN a protesté auprès du bourgmestre à propos de cet appel de Résistance Internationale et du Mouvement pour une Alternative Socialiste. Du reste, l’appel avait été lancé par Résistance Internationale et Blokbuster.


Il est naturellement exagéré d'affirmer que notre appel a été la seule cause de l'annulation du meeting du Front National. En janvier dernier, nous avions déjà mobilisé contre la venue de Jean-Marie Le Pen et nous avions manifesté avec une septantaine de personnes dans le quartier européen où se déroulait la rencontre entre Le Pen et le FN belge. Le 1er mai, nous avons participé à la mobilisation antifasciste à Charleroi contre le groupuscule « Nation » qui avait annoncé une activité le premier mai. A chaque fois, ces mobilisations ont été relativement restreintes. Le FN n'a pas pu tenir son meeting dans une autre salle à Molenbeek parce qu’il n’y a pas de soutien actif dans les quartiers pour une formation raciste et d’extrême-droite. C'est la véritable raison pour laquelle le FN a dû annuler son meeting.


Nous sommes bien entendu contents que le meeting du FN ne se déroule pas, mais cela ne suffit pas pour crier victoire. Si la contre-manifestation est annulée, la campagne contre le FN continue. Pour le FN, la publicité autour de son meeting du 4 octobre a été une étape importante pour essayer de se profiler comme un parti actif. Le FN essayera encore d’organiser des meetings et des réunions. La protestation reste nécessaire. Participe avec nous à nos campagnes antifascistes !

lundi 22 septembre 2008

Cologne : la mobilisation de l’extrême-droite est tombée à l’eau

Les antifascistes bloquent le Congrès anti-islam

Durant le week-end du 19 au 21 septembre, Pro Köln, un groupe néofasciste allemand actif à Cologne, a essayé d’organiser un congrès anti-islam en collaboration avec d’autres partis d’extrême-droite dont le Vlaams Belang. Des militants néofascistes sont venus de toute l'Europe mais les 300 participants n’ont rien pu faire. Les contre-actions massives ont bloqué toutes les activités de Pro Köln.

Rapport de Benoit, MAS-Gand

Le congrès raciste voulait commencer ses activités le vendredi soir avec une ballade en bateau durant laquelle Pro Köln avait prévu des arrêts pour aller visiter des quartiers immigrés. Mais aucun débarquement n’a été possible à cause des actions menées par les antifascistes. L’extrême-droite est restée enfermée 5 heures sur son bateau.

Une délégation de 80 militants de Résistance Internationale et de Blokbuster est partie le vendredi soir vers Cologne à partir de Gand, d'Anvers, de Bruxelles, de Louvain et de Liège. Nous sommes arrivés autour de minuit à l’endroit où nous devions loger à Cologne mais nous avons été arrêtés par la police. Chaque minibus a été fouillé entièrement. Rien n'a été trouvé, mais notre nuit a été raccourcie de quelques heures.

Cent fois plus d’antifascistes…

Le point d’orgue du congrès de Pro Köln devait se dérouler le samedi. Ils espéraient une présence de 1.500 personnes et des orateurs internationaux tels que Jean-Marie Le Pen, Filip Dewinter et HC Strache (du FPÖ autrichien). Le Pen s’est décommandé en déclarant que les organisateurs étaient des menteurs et qu’il ne s’était jamais engagé à venir participer au congrès. Strache a annulé en raison des élections en Autriche et le Vlaams Belang n'a pas été en mesure de fournir les 500 participants promis. Au total, selon les médias allemands, il n’y avait que 300 néofascistes.

Nous avons voulu participer aux barrages non-violents à l’endroit où devait se tenir le congrès. Aux environs de 6h30, nous avons toutefois été stoppés à notre point de départ par la police. Malgré des promesses à répétition selon lesquelles nous allions bientôt partir, cela a duré jusqu'à 10h30.

Nous avons participé à une action de blocage avec les jeunes de Die Linke et les jeunes des syndicats. Les différents blocages ont assuré que seul un petit groupe de néonazis a pu aller jusqu’au podium… pour le démonter et remballer rapidement leur matériel de propagande. Partout dans la ville il y avait des antifascistes, entre 30 et 40.000, dont beaucoup d’habitants de la région. Environ 20.000 personnes ont participé aux blocages pendant que les autres manifestaient dans la ville. Le Vlaams Belang n'a pas pu aller jusqu’au lieu de rassemblement, Filip Dewinter a été obligé de ce fait de tenir un meeting improvisé à l'aéroport.

Construire sur ce succès

Le bilan de ce weekend est excellent. L’extrême-droite a été humiliée. La force de la mobilisation antifasciste est venue de son caractère local et massif.

Avec notre délégation combative, nous avons voulu expliquer que la lutte contre le racisme doit être liée à la lutte pour une alternative au système capitaliste. Car, aussi longtemps que les partis traditionnels mèneront une politique qui conduit à l’appauvrissement de la population, l’extrême-droite aura des possibilités pour se développer. En Allemagne, le développement électoral de l’extrême-droite a été bloqué par l’essor de Die Linke. Mais si cette nouvelle formation ne réussit pas à offrir une véritable alternative, l’extrême-droite pourra de nouveau progresser. Die Linke a participé aux actions antifascistes mais a été peu visible malgré les 800 membres qu’elle compte à Cologne.

Notre délégation a montré notre solidarité internationale et a renforcé le travail de notre organisation-sœur (le SAV), aussi bien au sein de Die Linke que vers les couches plus larges. Le SAV va se servir du succès de cette mobilisation pour essayer, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de Die Linke, de transformer le soutien passif pour cette nouvelle formation en un engagement actif dans les mouvements de lutte.

dimanche 21 septembre 2008

Résistance antifasciste massive à Cologne - Reportage-photo


Hier, une manifestation de l’extrême-droite a connu un fiasco énorme. Le groupuscule Pro Köln avait organisé un congrès anti-islam avec, entre autres, le Vlaams Belang. Mais il y avait tellement de manifestants qu’il n’a pas été possible pour eux de faire quoi que ce soit. Parmi les 50.000 manifestants se trouvait une délégation de nos campagnes antifascistes Résistance Internationale et Blokbuster. Voici quelques photos.

Reportage photo 1 - Reportage photo 2







mercredi 10 septembre 2008

20/09 Action internationale contre la conférence raciste à Cologne ...Viens avec nous en minibus: départ le vendredi 19/09 à 20h

Du vendredi 19 au dimanche 21 septembre, le groupe d’extrême-droite Pro Köln organise une conférence anti-islam à Cologne pour laquelle ils annoncent un millier de participants de toute l’Europe, dont beaucoup sont ouvertement néo-nazis.


Parmi les orateurs invités, on trouve entre autres des responsables du FPÖ autrichien, du FN français (Le Pen en personne), du Vlaams Belang, de groupes néonazis hongrois,… Les organisateurs ont planifié une manifestation dans le centre ville, qui a été autorisée malgré les protestations. Pro Köln veut présenter un profil acceptable vers l’extérieur mais il a noué d’innombrables liens avec tout le gratin néonazi.


La conférence se tient officiellement contre « l’islamisation ». En réalité, les partis néofascistes utilisent l’extrémisme de droite islamiste pour stigmatiser et viser tous les immigrés originaires des pays dits musulmans. Pro Köln se présente comme « en résistance » contre « la turquisation » de Cologne. Après la chute de l’URSS, l’administration Bush a utilisé les attentats du 11 septembre pour renforcer la diabolisation de l’Islam afin de justifier leur politique de guerre.


L’extrême droite en Europe cherche à profiter de cela en jouant sur cette peur. Dewinter, du Vlaams Belang, a démarré une campagne contre la vente de produits halals dans les supermarchés. Il a expliqué que « La montée des produits halal prouve que la communauté musulmane continue de s’éloigner de la sphère d’influence occidentale. En outre, je me demande dans quelles mains aboutissent les revenus de ces produits ». Le meeting raciste du Front National intitulé « Molenbeek : Paradis ou enfer Multiculturel ? » vise à assimiler l’insécurité à la présence de riverains majoritairement d’origine musulmane.


L’extrême droite pointe du doigt un bouc émissaire comme responsable de tous nos problèmes. Partout en Europe, on est confrontés à un manque d’emplois décents, de logements à un prix abordable, d’écoles, de services publics de qualité, vu le manque de moyens qui y sont accordées. Ces manques sont dus à la politique antisociale qu’ont mené tous les politiciens traditionnels. En parole, tous les politiciens sont contre le racisme mais en pratique c’est leur politique qui crée ces manques qui permettent aux idées racistes de s’épanouir.


De nombreuses organisations, parmi lesquelles le SAV (notre organisation sœur en Allemagne) et Solid (l’organisation des jeunes de la nouvelle formation de gauche « Die Linke »), mobilisent pour une manifestation à 9 h le matin du 20 septembre avec l’objectif de bloquer le début de la conférence prévu à 12 h. Nous nous servons de méthodes d’action et de stratégies qui sont adaptées à chaque situation : nous tenons compte de la perception de telle ou telle action par les couches plus larges de la population dont le soutien est pour nous une condition sine qua non à un succès. Le blocage doit avoir un caractère massif ; chercher la confrontation est incompatible avec cette stratégie car ça aboutit à ce que le message des manifestants soit passé sous silence. Comme l’extrême-droite essaie de s’organiser sur le plan européen, les antifascistes ne peuvent pas rester enfermés dans leurs frontières. La solidarité internationale est une idée qui appartient à notre camp !


Inscris-toi pour réserver ta place en versant 25€ (15€ pour les écoliers) sur le compte 001-2282409-75 avec la mention "bus Cologne" avant le 13 septembre. Il y aura des départs en minibus le vendredi 19 septembre à 20h de plusieurs villes de Belgique – retour le 20 au soir. Le logement est compris - prends ton sac de couchage et ton matelas.


Soutiens cette campagne et la participation d’une délégation de Résistance Internationale à la manifestation en versant un soutien sur le compte 001-2282409-75 avec la mention “soutien bus Cologne”.


Lieux de départ des minibus - 19/09 - 20h:

  • Anvers : Berchem
  • Bruxelles : Gare du Nord
  • Gand : Dampoort
  • Liège : place du 20 Août

Plus d'infos au 02/345.61.81

mardi 2 septembre 2008

Interdiction du foulard ? Ma tête est à moi !

La plateforme BOEH! (“Baas over eigen hoofd”, maître de sa propre tête) mène campagne contre l’interdiction du foulard appliquée dans les services de la ville d’Anvers. Ce sujet fait énormément débat, y compris du côté francophone.
Quel est le point de vue que défendent des marxistes révolutionnaires comme nous sur cette question ? Nous avons posé cette question à Rukhsana Manzoor, membre dirigeante de notre organisation-soeur au Pakistan (Socialist Movement Pakistan).

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Les politiciens de droite, tout comme les dirigeants religieux de droite, utilisent le thème du foulard pour leurs propres intérêts. Les uns veulent forcer les femmes à mettre un foulard, les autres veulent forcer les femmes à ne pas en porter. Les socialistes s’opposent à ces deux positions. Ni le gouvernement, ni la droite religieuse n’a le droit de se mêler de la vie privée. Chaque femme doit avoir le droit de choisir elle-même.

Le foulard n’est pas une tradition islamiste et pas non plus une obligation religieuse. Le foulard existe depuis plus longtemps que l’islam. Le foulard, comme vêtement qui couvre une partie de la tête et du visage, a été utilisé pour la première fois il y a à peu près 5000 ans. Dans l’Arabie pré-islamiste, le foulard servait de protection contre les tempêtes de sable dans le désert. Dans le judaïsme comme dans le christianisme, le foulard était jadis associé à la modestie et à la richesse. Les Rajputes, une tribu hindouiste d’Inde, ont des règles très strictes sur le port du foulard et imposent une ferme séparation entre hommes et femmes. Le foulard est une habitude qui provient de l’époque des sociétés tribales et des traditions féodales qui sont maintenant devenues une partie de la religion.

Au milieu des années 1700, Mohamed Ibn Abd al Wahab, un théologue arabe, a essayé – selon ses points de vue - de purifier l’islam. Aujourd’hui, les dirigeants politiques ont dépensé des milliards de dollars pour répandre cette doctrine parmi la population musulmane. Dans cette vision de l’Islam - le wahhabisme - figure la discrimination des femmes dans l’enseignement, sur le lieu de travail et dans le système juridique. Les femmes saoudiennes ne peuvent par exemple pas rouler en voiture et subissent de strictes règles vestimentaires: un foulard qui couvre le visage et des robes longues. Ces habitudes n’ont rien à voir avec la religion.

Aujourd’hui, les gouvernements et les dirigeants religieux imposent souvent des règles. Des politiciens masculins et des dirigeants religieux imposent leurs règles aux femmes. Pour des millions de femmes musulmanes, il s’agit d’une discussion abstraite parce qu’elles n’ont même pas les moyens de s’habiller correctement parce qu’elles sont trop pauvres. En définitive, le thème du foulard sert souvent à détourner l’attention des thèmes sociaux.

samedi 30 août 2008

Un camp de formation nazie découvert en Allemagne

Cet été, la police a fait irruption dans un camp de jeunes nazis en
Allemagne dans lequel 39 enfants de 8 à 14 ans recevaient un
entraînement de personnages qui vénèrent les idées et les symboles
du nazisme. L'organisation du camp était assurée par le Heimattreue
Deutsche Jugend (HDJ - « Jeunesse allemande fidèle à la patrie»).
Les enfants devaient y marcher en uniforme et même la vaisselle
avait des relents de nazisme car les essuies de vaisselle étaient
décorés d'une croix gammée!

Le HDJ a déjà été invité dans notre pays par la VNJ, un mouvement
de jeunesse d'extrême- droite flamand qui entretient des liens étroits
avec le Vlaams Belang. Suite aux révélations sur ce camp, le VNJ
a nié tous contacts avec le HDJ mais, pour cela, elle a dû faire
disparaître entre autres un forum internet. Pourtant, la VNJ aussi
fait preuve d'une certaine nostalgie : le groupe entretient à Stekene
un lieu commémoratif pour les soldats flamands qui ont combattu
dans l'armée nazie sur le front de l'Est.

mercredi 27 août 2008

Grande-Bretagne - Mobilisation contre le BNP

Le 16 août, le petit village de Codnor, en pleine
campagne
anglaise, a connu sa plus grande manifestation.
La raison de cette manif
était la présence du Festival
« Red White and
Blue » les couleurs du drapeau britannique) organisé par le British National Party (BNP) d'extrême-droite
sur un
terrain appartenant à un membre bien connu de ce parti. Plus de 500 manifestants ont battu le pavé des rues de Codnor avec des bannières syndicales, des calicots et ,des pancartes de protestation. La manifestation est passée juste à côté du rassemblement d'extrême-droite. Cette journée d'action a était le point culminant d'une campagne de plusieurs mois menée par le réseau régional « Arrêtez le BNP » au cours de laquelle près de 40.000 tracts ont été distribués à Codnor et dans les environs.


mardi 26 août 2008

Le café anversois du Vlaams Belang « De Leeuw van Vlaanderen » a fait parler de lui

Le café anversois du Vlaams Belang « De Leeuw van Vlaanderen » (aussi appelé « De Beest » - la bête) a à nouveau fait parler de lui. Après rénovation, le S du "Beest" sur la façade de l'immeuble présentait une forte ressemblance avec le S du SS allemand (police nazie).
Même l'hebdomadaire flamand d'extrême-droite « 'tPallieterke » s'est trouvé embarrassé par cette expression artistique. « Quel cul-terreux peut avoir l'idée saugrenue de transformer le S de beest en une inscription runique ? »

Le terme « cul-terreux » a déjà été utilisé
auparavant par le VB lui-même lorsque
des armes ont été découvertes chez des néo-
nazis du groupe Blood & Honour, ce qui avait
forcé le VB à se distancier de ces purs nazis.
Mais apparemment, au VB aussi, il semblerait
y avoir toute une flopée de cul-terreux...

lundi 25 août 2008

Renaud - Leonard song

Au début des années '70, le gouvernement américain entreprend de déstabiliser les mouvements de revendication des minorités. Arrestations sommaires, procès et emprisonnements arbitraires.. la pression s'intensifie. En 1975, deux agents du FBI trouvent la mort sur la réserve sioux de Pine Ridge. Léonard Peltier, militant de l'American Idian Movement est incupé, comdamné à perpétuité et incarcéré. Depuis plus de 20 ans, il clame son innocence. Soutenu à travers le monde entier par des personnalités qui demandent la révision de son procès afin que justice soit faite, Léonard Peltier laisse entendre la voix d'un homme qui, privé de liberté, continue de mener le combat au nom des peuples indiens pour la justice et l'égalité.

dimanche 24 août 2008

Contre l'expulsion de Narek, Narbeh et de sa famille

Narek, Narbeh et sa famille sont aujourd'hui menacés d'expulsion après 8 ans de vie en Belgique.

Exemple d'intégration, tous leurs amis se mobilisent pour ne pas se laisser faire!

"Nos amis ne sont plus menacés.

En cas de quelconque problème, nous disposons de différents atouts en notre faveur (pétitions, articles de presse, réponses de différents partis, soutien de différentes associations et bientôt une preuve écrite de la porte-parole des étrangers - même si l'on nous assure qu'il s'agit d'une personne de confiance) qui nous permettront alors de réagir instantanément (Nous avertirons alors à ce moment là un maximum de médias, manifestations etc …).

Nous sommes donc parés mais tout n'est pas encore réglé, restons vigilants.

Vous pouvez bien sûr continuer à signer notre pétition afin de soutenir notre cause. Celle-ci sera rendue de toute façon quelle que soit la suite des évènements."

Un reportage a été réalisé le 29/05, il est accessible ici





Une pétition version papier a été lancée et a recueilli plus de 2000 signatures.

Un site internet a été créé, il est maintenant possible de signer la pétition en ligne sur le site

Gare aux trans!!!

A Liège, le conseil communal est fier de pouvoir dire que sa police est plus présente et plus efficace qu'il y a quelques années. Un travail a effectivement été fait et on peut en voir les résultats sur le terrain. Ceci-dit, les choses sont loin d'être parfaites. Des agents efficaces, mais opérant parfois sur le mode du cow-boy plutôt que sur celui de gardien de la paix. Jugez plutôt.


Laura est une travestie qui a l'habitude de faire la fête dans le quartier de la rue souverain-pont, quartier qui abrite une bonne partie de la faune nocturne liégeoise et qui jouxte le quartier à prostitution de cathédrale-nord. Il faut savoir que ces derniers temps, la police a intensifié les contrôles dans ce quartier: en période de fêtes et d'afflux de touristes à Liège, il serait inopportun de voir les prostituées s'adonner au racolage dans les artères commerçantes du centre-ville.


Or, comme Laura rentre chez elle un soir en passant par ce fameux quartier de cathédrale nord, la voilà contrôlée par un policier. Obtempérant, Laura se plie au contrôle et l'agent (opérant seul, ce qui ne semble pas réglementaire) l'arrête pour racolage. Racolage? Laura est une travestie, pas une prostituée. De plus, Laura se trouve seule. Qui pourrait-elle bien racoler? Le policier n'en démord pas. Il appelle ses collègues: « j'en ai péché une, on va rire ». Laura est amenée au commissariat où elle est entendue.


Là, les humiliations commencent: propos homophobes, tutoiements. Elle voit aussi le traitement réservé aux prostituées arrêtées: fouillées par des hommes en dépits du règlement et insultées. On refuse aussi de laisser les toxs prendre leur methadone. Transférée au commissariat central, menottée sur le trajet, elle passe 6 heures dans une cellule malgré les allégations des prostituées selon lesquelles Laura ne fait pas le trottoir mais aide les filles du quartier. 6 heures durant lesquelles elle n'aura droit qu'à un verre d'eau.


Relâchée au petit matin, Laura pourra enfin rentrer chez elle sans bien sûr avoir pu obtenir une copie de son procès verbal.


La police fait un métier qui n'est pas de tout repos, on le sait. Cela autorise-t-il de tels comportements? Aux dires des travestis, des évènements dans ce genre se produisent régulièrement. La police de Liège fait manifestement un amalgame et traque indifféremment travestis et prostituées (traque aux prostituées qui n'apparaît pas toujours légitime non plus, mais ceci est un autre débat). Peut-être manque-t-il un brin de formation sur le sujet? Mais peut-on admettre que les préjugés homophobes autant que les préjugés sexistes et xénophobes font partie intégrante du fonctionnement d'une certaine police?


Un épilogue en guise de conclusion: en rentrant chez elle, Laura s'est fait agressée par un groupe d'automobilistes ivres qui ont tentés de la coincer. Elle a pu leur échapper par chance mais il n'est pas sûr qu'elle ira porter plainte...

samedi 23 août 2008

Manifeste avec nous contre le Front National le 4 octobre !

En prévision des élections régionales de juin 2009, le « nouveau FN », reconstitué à la suite de l'écartement de Daniel Féret, et fort du ralliement de l'ancien FNB, passe à l'offensive. Le nouveau FN a l'ambition de mettre sur pied un véritable parti d'extrême-droite doté de structures efficaces. En s'affirmant « radicalement différent du vieux FN », il lance une opération de charme visant à se donner une nouvelle image, débarassée des pratiques de gangsters et des sagas judiciaires qui ont dominé son existence antérieure.


Le parti néo-fasciste organise un meeting pré-électoral le 4 octobre dans la commune de Molenbeek, sur le thème « L'insécurité, une catastrophe bruxelloise ». Le choix de la commune de Molenbeek n'est pas anodin : le FN entend cibler ce qu'il nomme les quartiers « les plus victimes de l'immigration ». Molenbeek étant en outre une des communes les plus pauvres de la région bruxelloise, avec un taux de chômage avoisinant les 40%, le FN a trouvé là un terrain fertile pour alimenter son discours attribuant tous les maux aux étrangers.


Le FN : un néo-fascisme assumé...


Le nouveau FN n'a rien renié de ses vieilles attaches idéologiques : Patrick Sessler, secrétaire général du parti, affirme ne rien regretter de ses rencontres avec Léon Degrelle, pas plus que de son salut nazi sur la tombe de Franco, dont le règne fut selon lui « salutaire » pour l'Espagne. Michel Delacroix, le président du parti, déclare quant à lui sans complexe : « Je déteste l'escroquerie structurelle qu'est le socialisme et toutes ses avatars mous et ces dérivées. Je ne déteste pas Karl Marx: je le hais. Il est le paroxysme morbide du judéo-cartésianisme.»


...au service des riches et des patrons


Le FN se donne la prétention d'être le défenseur des citoyens ordinaires et des petites gens. Il n’y a rien de plus faux. Dans le débat sur la crise du pouvoir d'achat, le FN, en affirmant par exemple que « Nos entreprises sont handicapées par un coût de main d’œuvre parmi les plus élevés du monde », a clairement choisi son camp : celui du patronat. Sessler voit quant à lui dans l'imposition de la personnalité juridique aux syndicats « qui paralysent le développement économique et sont aujourd’hui l’une des causes du chômage », une des trois mesures les plus urgentes à appliquer dans notre pays.


Nous ne pouvons laisser les néo-fascistes francophones s'organiser ! Le 4 octobre, Résistance Internationale organisera une manifestation dans les quartiers de Molenbeek pour dénoncer la tenue du meeting raciste du FN. Aidez-nous à construire cette mobilisation, non seulement pour démontrer en nombre notre opposition à l'extrême-droite, mais aussi pour avancer une réponse socialiste à la politique anti-sociale menée par les partis traditionnels.

jeudi 21 août 2008

Le mouvement d’extrême-droite NATION n’a pas remarqué le mouvement pour le pouvoir d’achat

L’année 2008 a commencé avec la plus grande vague de grève spontannée depuis les années ’70, sur la question des salaires. Les fonctionnaires flamands sont ensuite partis en action puis, entre autres, le personnel communal liégeois ou encore les travailleurs de la SNCB. Enfin, début juin, des dizaines de millier de personnes ont manifesté dans les grandes villes du pays à l’appel des syndicats. Mais, pour NATION, la population est "amorphe" et rien ne se passe…

Lors des actions pour plus de pouvoir d'achat, travailleurs d'origine immigrée et belge ont lutté ensemble. Cela a-t-il choqué NATION?

Le groupuscule d’extrême-droite a déjà à plusieurs reprises tenté de se profiler comme une organisation aux côtés des travailleurs, en distribuant des tracts sous le nom de "gauche nationale". Ce premier mai, NATION avait aussi essayé d’organiser son propre premier mai et tenté de ce fait de récupérer la tradition de la journée internationale des travailleurs (il est cependant vrai qu’en défilant à 14 à Roux, il est difficile de prétendre avoir récupéré quoi que ce soit…)

Durant le mois de juillet, le groupuscule néonazi a publié un éditorial au burlesque lui aussi extrême. Après un paragraphe abordant l’augmentation des prix de l’alimentation, du pétrole, du gaz, des logements,… NATION déclare : "Toutes ces informations distribuées en masse, aux masses et via un média de masse, le seul encore suivi par la population : la télévision. Mais pour quel résultat ? RIEN ! Absence totale de réaction d’une population semblant amorphe alors qu’il s’agit de sa vie, de sa survie et de l’avenir des siens." Mais l’éditorial n'en reste pas là et s’enfonce encore par la suite: "Devons-nous, en effet, nous réjouir que seuls les militants de NATION parcourent nos villes pour signaler qu’une RÉSISTANCE existe ?"

Les estimations divergent, mais il y a au moins eu dans nos villes à l’appel des syndicats et uniquement au cours du mois de juin : 25.000 personnes à Liège le lundi 9 juin et 8.000 à Anvers le même jour, 20.000 à Mons et 2.500 à Gand le lendemain, 4.000 à Hasselt, 4.500 à Namur, 3.000 à Arlon et 1.000 en Flandre Occidentale le mercredi et encore 10.000 à Bruxelles pour la journée de clôture. Cette dernière à peine terminée, 2.000 syndicalistes ont à nouveaux battu les pavés de Bruxelles le 16 tandis qu’Anvers voyaient déferler 13.000 autres le 24. Enfin, le 30, 1.500 militants FGTB ont manifesté dans les rues de la capitale. On parle maintenant d’une grève générale avec manifestation nationale à l’automne. Alors, "seuls les militants de NATION parcourent nos villes pour signaler qu’une résistance existe"? Avoir l’audace de publier une telle phrase ne peut être qu’un élément révélateur de la réussite des méthodes de lavage de cerveau utilisées sur les militants sus-mentionnés, dont on se demande d’ailleurs ce qu’ils font quand ils "parcourent" quoi que ce soit.

En vérité, NATION ne peut pas se permettre de parler de la réussite de ces actions syndicales au risque d’affaiblir une bonne partie de sa réthorique. Il y a des critiques évidentes à porter contre le syndicalisme de service, mais ce que les néonazis de NATION proposent, ce n’est en aucun cas de mettre en avant un syndicalisme de combat. C’est bien au contraire la suppression pure et simple des organes d’organisation des travailleurs et leur remplacement par des structures fantoches.

Pour ce groupuscule, les travailleurs et les patrons d’un même pays ont des intérêts identiques (en vertu des propritétés magiques du sol probablement), même si l’exploitation des uns est à la base des profits des autres. Rien ne sert donc de lutter contre les patrons, les actionnaires, etc. le danger vient, pour NATION, exclusivement de l’immigration. Avec un taux de pauvreté de 58%, il est pourtant difficile de dire que la population marocaine de Belgique, par exemple, pille les richesses du pays... Peut-être faut-il chercher du côté des 77 milliards d’euros de bénéfices que les 30.000 plus grandes entreprises belges ont engrangé en 2007? C'est un indice gros comme une maison mais, comme on l’a vu, NATION est fâché avec les chiffres quand ils surpassent 14 et ne voit que ce qui arrange ses «penseurs».